Remise des insignes d’Officier de l’ordre de la Légion d’Honneur à Paul Chollet dimanche 11 octobre 2009 à 16h00
Paul Chollet : une forte implication dans la vie médicale et politique d’Agen.
Paul Chollet est né le 10 avril 1928. Il est issu d’une famille de vignerons implantée à Duras à « la Blanche ».
Après ses études de médecine à Toulouse, c’est en tant que pédiatre que Paul Chollet arrive à Agen en 1960. Le travail est énorme, car à Agen, la pédiatrie n’en est qu’à ses balbutiements. Il rappelle volontiers qu’à l’époque il n’y avait pas de pédiatre entre Bordeaux et Toulouse.
Pendant 20 ans Paul Chollet sera le docteur d’une bonne partie des enfants d’Agen et de ses alentours !
Outre son activité de médecin, il ancre également son action dans le monde associatif. Il a contribué à la création de nombreuses associations à but éducatif, caritatif ou social sur Agen, en fondant notamment l’Unicef 47.
Son charisme de pédiatre réputé et son apolitisme de sensibilité chrétien-démocrate plaisent aux Agenais qui en font leur conseiller général de 1981 à 1989, leur député de 1986 à 1997 et leur maire de 1989 à 2001.
Dès le début de son mandat, il poursuit les efforts d’assainissement et entame un large programme de rénovation. Le fleuron de ce dernier est sans conteste la modernisation du boulevard de la République en 1992.
Autant de chantiers différents que les berges du canal, Aquasud et les installations industrielles et commerciales en zone sud sont à l’origine d’une certaine popularité qui permet sa réélection en 1995.
Ce second mandat lui permet de poursuivre le mouvement de transformation entamé en 1989.
En 1994, Agen remporte une compétition très serrée entre plusieurs villes pour être la ville d’accueil de l’Ecole Nationale d’Administration Pénitentiaire (ENAP). Ce succès est décisif pour Agen. Dans cette compétition, l’influence de Paul Chollet auprès du garde des Sceaux de l’époque Pierre Méhaignerie et du Premier Ministre, Edouard Balladur a été décisive.
La création du campus Michel Serre, transforme Agen en ville universitaire, transformation amorcée lors de l’ouverture de la faculté du Pin en 1989.
En 1990 Agen est menacé de disparaître de la carte militaire avec la fermeture de son école de sous-officier (ESOAT). Le Docteur Chollet s’investit dans la commission de la défense à l’Assemblée Nationale. Il plaide le dossier comme incontournable dans la carte militaire Française auprès du Ministre de la Défense de l’époque, François Léotard. Le 48ème régiment de transmission est créé et s’implante à Agen.
Toutefois l’enfance reste au centre de ses préoccupations. Il fera remplacer la crèche Ducourneau devenu vétuste par une nouvelle construction contiguë à l’école Paul Bert.
En 2001, à l’âge de 71 ans il choisit de ne pas se représenter.
Humaniste, homme de fidélité et de conviction Paul Chollet a été unanimement respecté par ses adversaires politiques qui soulignent qu’avec lui il n’y a jamais eu de coups bas.
Son sens du dialogue et de l’équité ont su prévenir les tempêtes, sans jamais priver les discussions des confrontations nécessaires à la marche des idées, à l’exercice quotidien de la démocratie. Pour lui la démocratie « c’est la discussion, et c’est aussi parfois l’affrontement ».
Paul Chollet a publié ses mémoires politiques « Chroniques d’une vie publique » puis « L’Epreuve du pouvoir ». Dans ce second volet il retrace les faits les plus marquants de son double mandat à la tête de la ville d’Agen. C’est aussi une superbe galerie de portraits : amis, collaborateurs, opposants.
« Au nom du Président de la République et en vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, nous vous faisons Officier de la Légion d’Honneur ».